Le Chant de la Vie
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Gesang des Lebens . . .
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Randolph Freeman-Eales
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Qu'une louange soit pour tout l’Être et le Tissage que les êtres humains vivent véritablement en pleine conscience!
Une telle existence ["Dasein"] a été temporaire-ment magnanimement accordée à l'être humain par Dieu, le Créateur et le Conservateur de tout l’Être, de siècle en siècle, de millénaire en millénaire.
La glorification d’une telle vie, son façonnage dans la Beauté, est le concept d’une Religion pour beaucoup de ceux qui sont profondément enracinés dans la Loi du Maître du Monde, {pour beaucoup de ceux} qui vivent la Loi!
Leur Religion est l'Adoration de Dieu par l'action, par la dégustation de la vie dans l'Humilité, la Sincérité et dans un sens voulu par Dieu, conformément à la Loi!
En vérité, il n’y a, sans doute, aucun être humain marchant sur Terre qui ne cache, au plus profond de son cœur, une sorte de religion, quand bien même les uns ou les autres estimeraient que la foi la plus haute serait une foi sans la Connaissance de Dieu, que la vraie foi soit la religion de l'athée! Laissez-les parler, s’ils le veulent!
Vivant simplement au jour le jour, se déifiant eux-mêmes, s'élevant à eux-mêmes leur propre trône de l'intellect, ils s'avancent dans un plumage de paon et caractérisent ainsi leur propre comportement!
Depuis que les êtres humains se sont éveillés à l'existence dans la matière, une Idée de Dieu a vibré dans leurs âmes. Confrontés à l'Inconnu, sous la contrainte de tout événement par des tournants et des croisées des chemins imprévisibles de leur propre destin, ils demeuraient constamment, souvent même avec obstination, dans leur nostalgie de Quelque Chose qu'ils pressentaient plus puissant qu'eux-mêmes. Les ancêtres des êtres humains sculptaient des figures de leur imagination – la plupart du temps très primitives encore – dans les arbres et le bois, ciselaient des images dans la roche et les rochers, et cheminaient en groupes, selon leur développement spirituel, parmi des rites et des chants pieux, à travers les vallées, vers les montagnes de leur Patrie encore virginale au Printemps de la Création. Un doux pressentiment d'êtres supérieurs, car c'était la première connaissance des êtres humains primitifs que quelque chose existait qui leur semblait encore incompréhensible.
Imaginez-vous debout au bord vertigineux de l’abîme d’un rocher qui domine la mer! La forme arrondie de la Terre s'étend jusqu'à l'infini, et des herbes oscillant dans le souffle du vent font signe de leur salut aux bannières de nuages muets qui voguent librement au firmament du ciel. Grandiose est l’image! L'esprit bouleversé tremble d'une allégresse nouvellement-née! La Nature semble prête pour la célébration de la grand-messe! Tout au fond de la baie, les vagues tonnent, la déferlante mugit dans sa puissance élémentaire, les lames se brisent dans une écume jaillissante, portant des couronnes d’une blancheur de neige, les vagues s'enflent à nouveau vers l'océan qui, depuis des temps immémoriaux, se meut dans ses allées et venues, dans le rythme éternel d’un cycle de devenir naturel qui se répète. Il en a été ainsi, il en sera ainsi – forces originelles de la Nature gouvernées par Mercure!
D'un bout à l'autre des continents de la Terre, jour après jour, mois après mois, siècle après siècle, millénaire après millénaire, le résonnement des forces cosmiques, leur écho impérissable, a été familier à l'oreille humaine. Il témoigne du temps qui n'est pas le temps, de quelque chose qui représente une unicité singulièrement parfaite, semblable à l'abandon d’une christe-marine privée de tout souffle de vie, qui, muette, inondée par la lumière de la Lune, se dessèche sur une avancée de la plage.
Qui n'a pas déjà observé, sur les falaises de craie d'un blanc de neige, bien au-dessus de la houle marine dans le sud de l'Angleterre, au-dessus des épaules vertes de leurs pentes, dans l'éther azuré sous des nuages fuyants, les mouettes de la mer qui s'appellent les unes les autres dans le son de leur langage? Oscillant au zénith du temps, entre passé et futur, elles sont vouées à la vie du présent! Dans leur heure de vie la plus propre! Ces formes corporelles aux ailes blanches ne vivaient pas encore, il y a une décennie. La Puissance créatrice reposant dans la Nature a, par une force dédalique, fait naître ces oiseaux à partir de la poussière de la Terre, les a rendus capables de propulser leurs corps affamés dans les airs, comme des feuilles volantes dans la tempête d'automne.
Où sont maintenant ces mouettes dont nous écoutions déjà les cris sur ces mêmes falaises maritimes quand nous étions encore enfants? Leurs corps se sont désintégrés dans ces sources mystérieuses de la matière – pierres fondamentales des éléments – à partir desquelles une nouvelle vie prend naissance, et leurs âmes sont entrées dans l'âme-groupe de leur espèce. Des œufs d'autres mouettes, abrités dans les cavités rocheuses, jaillit une vie nouvelle.
Tout comme est le cours de la vie des mouettes, il en est de même pour nous, mortels, dans la matière! Nous sommes conçus, portés et mis au monde afin de mûrir spirituellement par les expériences de la vie, et nous devons nous insérer, avec l'esprit et l'intellect, dans le rouage de la Création, afin de ne pas être broyés. Et tant qu'une étincelle couve encore dans notre corps, notre esprit jubilant devrait envoyer des prières de gratitude vers le Créateur parce qu'il nous est encore permis de contempler la lumière du Soleil!
Sur le sentier du présent – espérons-le, le dernier dans la matière – nous devons nous efforcer de renforcer notre Foi en Dieu, nous devons transformer la Foi en Conviction! Nous devons devenir conscients d'une vie continue après la mort terrestre et être convaincus de l'action autonome des Lois intangibles de Dieu dans Son Œuvre. Nous devons nous efforcer d'obéir à ces Lois et d'élever un haut siège au Code Saint et ordonné de notre Seigneur, au plus profond de notre être!
Si nous agissons ainsi, le chant de notre vie sera parfait! Nous récolterons les fruits de l'obéissance volontaire et reconnaîtrons spirituellement que les Lois faites par l'entendement humain ne sont pas en mesure d'apporter le bonheur à l'être humain!
Dans de nombreuses villes d'Europe, j'ai ressenti avec horreur les âmes figées des êtres humains, la façon dont ils se dotaient de peine et de tourment, riches et pauvres, et, sans vie, apathiques, voire sans plainte, se soumettaient à un asservissement inouï parce que le «Chant de la Vie» leur manquait!
Ni la chaleur du Soleil ni le froid rafraîchissant, ni la musique ni même la Sainte Parole ne pouvaient les tirer de leur léthargie; ils dormaient éveillés, leur corps respirait, mais leur esprit était mort! C'étaient des somnambules, comme engourdis par hypnose du fait des forfaitures humaines, condamnés à péniblement traîner leur chemin dans le désespoir. S'ils apercevaient seulement une fois la vie, telle qu'elle est dans l'alternance de la multiplicité des formes, s'ils acquéraient seulement une fois, dans une Illumination unique, la possibilité d'une connaissance instantanée d'une Force Originelle créatrice pesée jusqu'au plus fin et pourtant proscrite par eux, alors, oui alors, une conversion immédiate s'ensuivrait peut-être – l'Illumination!
Ils commenceraient à aimer la Vie, à rendre hommage à la Vie! Car la vénération de la Vie, le chant de la Vie, la glorification de la Vie que Dieu le Seigneur a offerte, est la vraie Religion!
Un enfant est religieux lorsqu'il voit tomber les feuilles du poirier qu'un homme aux cheveux blancs et tête nue secoue. Un berger est religieux lorsqu'il se tient dans une disposition d'esprit recueillie devant le miracle de la beauté d'un matin de septembre enveloppé de brume et qu'il perçoit avec la «seconde vue» de cocasses entéaux dotés de bonnets et de longues barbes, lorsqu'il est favorisé de contempler les plus fins enfants-elfes qui dansent dans le rayon de Soleil d'une clairière forestière. Une jeune femme est religieuse lorsqu'elle offre le lait maternel à son enfant sur son sein. Un prêtre est religieux s'il ne refuse pas la Vérité à un mourant. Les merles vivent dans la Volonté de Imanuel lorsqu'ils font retentir leur chant matinal au petit jour, avant le lever du Soleil, dans les haies de genêts verts, clair comme le son d'argent le plus pur des cloches, ou doux et mélodieux comme le doux chant du soir des chalumeaux. Les poissons, fendant les flots salés comme des flèches argentées, vivent à leur manière en union avec la Nature.
Je doute que les serviteurs de l'Église, prétendant vivre de manière religieuse, soient agréables à Dieu et puissent subsister dans la Lumière de la Vérité? Ils devraient être remis à leur place, ne devant rien faire d'autre que lire la messe pour ceux qu'ils ont induits en erreur et intimidés.
Cependant, c'est une satisfaction et une Joie de savoir que, çà et là, une aspiration naturelle à l'Adoration de Dieu commence à s'élever, refoulant le Christianisme asservi et grandissant d'une vague à une marée de tempête, bien que la psychologie moderne, dégénérant vers le sans-limite, cherche à endiguer cette aspiration, pressentant déjà en secret qu'elle a perdu le jeu. Toutes les machinations de l'Antichrist ne peuvent ni avilir ni détruire les intuitions naturellement religieuses d'un humble chercheur, tant que la Flamme de l'esprit couve encore et que l'être humain est encore capable de recevoir et aussi de vivre ce que Abdruschin, l'Annonciateur du Message du Graal «Dans la Lumière de la Vérité», a exprimé dans les phrases suivantes:
"(...) La force sexuelle (...)": "Elle est la fleur la plus fine et la plus noble de toute la matière grossière, le plus haut que la Création gros-matérielle puisse offrir.".
"La force sexuelle est la vie pulsante de la matière et peut, {et} uniquement {elle}, former le pont vers l'Entéallique, qui, à son tour, sert d'intermédiaire pour la continuité vers le Spirituel. Pour cette raison, l'éveil de la force sexuelle dans le corps gros-matériel est comme le processus de l'abaissement du pont-levis d'un château-fort jusqu'alors {re}fermé sur lui-même."
"La force sexuelle a la Tâche et aussi la Faculté de terrestrement "embraser" tout le ressenti spirituel d'une âme." –
"Avec elle, cependant, l'esprit humain reçoit alors aussi la pleine-force, sa chaleur et {sa} vivacité. Il devient, par ce processus uniquement, terrestrement prêt au combat. C'est pourquoi la responsabilité se met ici alors en place! Un sérieux (point) tournant dans l'existence de tout être humain."
"Si l'être humain ne le fait pas, alors c'est {de} sa faute; car avec l'entrée de la force sexuelle s'anime en lui, en premier lieu, une puissante Force d’Élan vers le haut, vers l'Idéal, le Beau et le Pur!"
"Le charme mystérieux irradiant d'une jeune fille non corrompue ou d'un jeune homme non corrompu n'est rien d'autre que le - co-ressenti par leur entourage, du fait des fortes vibrations - pur Élan de la force sexuelle s'éveillant, mariée à la Force de l'Esprit, vers {le} plus Haut, {le} plus Noble!" –
"Même si l'être humain gaspille le temps, {même} s'il s'empêtre {encore} plus, peut-être même sombre {encore plus} profond{ément}, alors continue de s'offrir, à lui, malgré cela, une Occasion pour l'Ascension: Grâce à l'Amour!"
"Non pas l'amour avide du Gros-Matériel, mais {au contraire} le haut, le pur Amour, qui ne connaît ni ne veut rien d'autre que le Bien de l'être (humain) aimé. Il appartient, {lui} aussi, à la matière et n'exige {pourtant} aucun renoncement, aucun{e esprit d}e pénitence, mais il ne veut toujours que le meilleur pour l'autre. Et ce vouloir, qui jamais ne pense à lui-même, offre également la meilleure protection vis-à-vis de tout empiétement." -
"Comme Base-fondamentale, l'Amour a, même à l'âge le plus élevé, toujours à nouveau les intuitions nostalgiques-{vis-à-vis-}d{e-l}'Idéal de la jeunesse non corrompue, qui les {res}sent lors de l'entrée {en action} de la force-sexuelle. Cependant, il se manifeste autrement: L'être humain mûr, il le fouette {jusqu'}à la pleine-force de son entier Pouvoir, oui, jusqu'à l'Héroïsme. Ici, n'est posée, par l'âge, aucune limite. La force-sexuelle demeure, même lorsque l'instinct-sexuel inférieur {en} est exclu; car force-sexuelle et instinct-sexuel ne sont pas un{e seule et même chose}." –
"Aussitôt que l'être humain fait place au pur Amour, que ce soit, maintenant, celui de l'homme pour la femme ou inversement, celui pour l'Ami, pour une Amie, pour les parents, pour l'enfant, peu importe, est-il seulement pur, alors il apporte, aussi, en tant que {le} premier {de ses} Don{s} l'occasion pour le refoulement du karma, qui, très vite, peut "symboliquement" se dénouer. Il "se dessèche", puisqu'il ne trouve plus aucune résonance de genre semblable, plus aucune nourriture en l'être humain. Ainsi celui-ci devient libre!"
"Le Créateur a, dans Sa Sagesse, ainsi jeté une Corde de Sauvetage dans la Création, qui ne se heurte pas seulement une fois, au cours de la vie terrestre, à chaque être humain, afin qu'il s'y tienne et s'élance vers le Haut!
Il est, ce Secours, pour tous, là. Il ne fait aucune différence, ni dans l'âge ni dans le sexe, ni pour le pauvre ni pour le riche, pas, {non plus,} pour le grand ou le petit. C'est aussi pourquoi l'Amour est le plus grand Cadeau de Dieu. Celui qui le saisit, (celui-là) est assuré du Sauvetage hors de toute détresse et de tout abîme!"
"Et même s'il se trouvait dans un gouffre, qui doive le conduire au désespoir, l'Amour est capable de l'en arracher avec la violence de la tempête {en le projetant} vers la Lumière, vers Dieu, Qui Lui-même est l'Amour."
La force sexuelle est le point central, le cœur palpitant de toute l'humanité dans la matière. La force sexuelle éveille l'être humain à la vie véritable. Le haut chant de la vie jaillit comme une source intarissable de cette force qui, ne voulant que le Bien, ouvre la porte vers la Lumière!