Que mettre au pied du sapin, devant la cheminée?

Publié le : 18/02/2018 13:35:11
Catégories : Contes & Fables Rss feed

Et, en ce Noël 2011, Sylvain réfléchissait: Noël, quelque part, c'est magique!, mais que signifiait Noël? Tout le monde fête Noël, mais qui pourrait répondre à cette simple question: Quelle est la signification profonde de Noël? Pourquoi Noël est-il associé à la Joie? Et même à la Jubilation? Il se souvenait que, comme le donnent clairement à comprendre certains langues latines, Noël signifie assurément Nativité, rappelant clairement la Naissance de Jésus, mais d'autres langues, comme la langue allemande, donnent aussi une autre signification: Weihnacht{en}, la Nuit Sacrée!

Sylvain continuait à réfléchir: Pourquoi la Nuit de Noël était-elle donc Sacrée? La Nuit du premier Noël, celui au cours duquel Jésus est venu sur la Terre était particulièrement sacrée, c'est sûr! Depuis lors, à chaque date commémorative, même si cette date - ce jour de l'année - n'était que symbolique (on n'est pas sûr du tout que Jésus soit bien né la nuit du 24 au 25 Décembre...) où l'on célébrait Noël, par résonance, une partie au moins du caractère Sacré - et donc de l'Allégresse - aussi, se retrouvait... Et il en serait toujours ainsi...

Mais pourquoi
se réjouir de la Naissance d'un petit Enfant, dans une étable, à Bethléem? Certes, ce n'était pas n'importe quel enfant, c'était le Fils de Dieu! Sylvain et Laëtitia, son épouse, se sentaient être - ou vouloir devenir - des enfants de Dieu, mais, tout de même, un Fils de Dieu c'était "bien autre chose"! Cette Nuit-là, un Fils de Dieu était venu sur Terre!!! Qu'était-il donc venu y faire? Y mourir sur une croix? Non!, impossible!, le cœur de Sylvain se révoltait contre cette idée. Jésus était venu sur Terre pour autre chose: Il était venu pour, par Sa Parole et la Force de Sa Présence, apporter aux êtres humains la Libération Spirituelle hors de l'étreinte des ténèbres. Il s'avérait donc que cette Nuit étoilée était, en réalité, une Aurore l'Aube de la Rédemption pour les êtres humains pêcheurs, jusque là accablés du poids de leurs fautes!

Là était précisément le
véritable motif de réjouissance: Jésus, le Fils de Dieu, a apporté sur la Terre Son Message de Lumière et de Vérité, la Parole de Son Père, permettant aux êtres humains de devenir enfin libres! Libres à tous points de vue et de toutes les manières! C'est notamment à partir de là que les esclaves chrétiens des Romains, comme on le voit dans "Quo Vadis?', "La Tunique" et autres "Ben-Hur", commencèrent à secouer vigoureusement leurs chaînes en disant à leurs oppresseurs: Nous sommes, tout comme vous, des êtres humains et non des esclaves! Jésus l'a très clairement dit: "La Vérité vous rendra libres!" Et la Liberté n'est-elle pas, pour tout être humain, le premier de tous les Biens?

Bien installé dans son fauteuil, Sylvain écoutait un disque de cantiques de Noël traditionnels... "Minuit Chrétien!" A l'office commémoratif de Minuit, un prêtre chanterait probablement encore "Minuit Chrétien"... "Le Rédempteur a brisé toutes entraves... La Terre est libre et le Ciel est ouvert... Peuple debout, chante Ta Délivrance!" Celui qui avait composé ce cantique s'appelait ... Adam, ça ne s'invente pas! Il s'y connaissait particulièrement en matière de libération des chaînes indignes... Sylvain ressentait, dans son cœur, la Gratitude envers Jésus le Fils de Dieu qui avait fait le si grand Sacrifice devenir depuis la Lumière dans les ténèbres de notre Terre alourdie par la convoitise des êtres humains... Dans la Célébration de Noël il voulait prendre son élan pour rendre vivante en lui la Vérité apportée par Jésus dans le Monde... Il s'entendit dire: "Je m'engage pour la Lumière et pour la Vérité!" et aussi: "Que Ta Volonté soit ma volonté!".

Et d'où venait la coutume de s'offrir des cadeaux à Noël? En se posant la question Sylvain comprit soudainement qu'il s'agissait d'éveiller la Joie, non pas le plaisir mais la vraie Joie qui vient du cœur de l'être et comble de Félicité, qui est la Joie supra-terrestre. Comment soi-même ressentir cette vraie Joie et comment la faire ressentir aux autres? Du fait qu'il se posait la question la réponse lui était donnée: C'est en donnant que l'on pouvait ressentir de la Joie! C'est ce que l'on pouvait faire, soi, pour être heureux! Car la Joie personnelle vient du fait que l'on veut soi-même donner de la Joie aux autres!

Et les autres pouvaient-ils aussi, pareillement, lui donner de la Joie? Pour autant qu'il se montre capable de recevoir la réponse était clairement oui! Et le fait de Recevoir induit obligatoirement une profonde Gratitude. La Gratitude est donc indissociable de la Joie! Cette Joie qui, surtout lorsque l'on en est la cause, est tellement rafraîchissante pour l'esprit!

Et qu'est-ce donc qui faisait la
Valeur du Don? Il regarda le petit enfant dans la crèche installée au pied du sapin. Pourquoi était-Il donc venu sur la Terre, où, du fait du pitoyable état spirituel de la masse des êtres humains, il ne pouvait rencontrer qu'hostilité, vindicte et souffrance? Avec une grande évidence, une seule réponse monta aux lèvres de Sylvain: L'Amour! Tous les cadeaux de la Terre donnés sans Amour ne pouvaient susciter que peu de Joie, voire même pas du tout, mais une simple orange dans un sabot et une pâte de fruit en forme de petit Jésus emmailloté dans ses langes dans l'autre pouvaient susciter une immense Joie si l'Amour était le fondement du Don.

La Parole de Lumière et de Vérité était le Don de la Lumière, et le Sacrifice d'Amour de Jésus était l'Acte d'avoir, en surmontant Sa répulsion pour toute ténèbre, apporté cette Flamboyante Parole jusque dans la noirceur de la Terre, afin que, par Elle, les êtres humains, empêtrés dans leurs fils de culpabilité, puissent consumer leurs scories et redevenir libres.

Laëtitia était donc l'épouse de Sylvain. Cette femme était la Joie de Vivre incarnée, un rayon de Soleil permanent dans la vie de Sylvain. Elle se sentait comblée par la Vie et c'est aussi pour cela qu'elle pouvait le combler, lui. Elle était gaie comme un pinson, vivait, comme lui, d'Amour et d'eau fraîche, de sorte qu'elle mangeait à peine plus que lui... Et elle disait: "Ce que Dieu veut, femme le veut!" et "La Volonté de Dieu est ma volonté; je ne puis vouloir autre chose que ce que Dieu veut!". Elle s'approcha de Sylvain et s'agenouilla devant lui, et, posant sa tête sur ses genoux, elle dit, comme une prière: "Je ne veux plus jamais rien vouloir autre chose que ce que Dieu veut".

Emu, Sylvain quitta la pièce puis revint un peu plus tard à un moment où il put se trouver seul dans la pièce. Dans le premier sabot de Laëtitia Sylvain déposa
deux Cœurs, l'un était un bijou à porter en pendentif, l'autre était une friandise en pâte d'amande. Dans le soulier gauche des autres paires il glissa, à chaque fois, pour autant que la taille du soulier le permettait, un paquet plat de quelques dizaines de centimètres de long...

*   *   *   *   *

Lorsque la distribution des cadeaux fut arrivée, Laëtitia éclata, selon sa nature, en une Joie démonstrative et se laissa mettre le pendentif en forme de cœur autour du cou, puis elle tendit l'autre cœur en pâte d'amande à Sylvain en disant: "Le Cœur de Cristal je l'accepte en gage de Ton Amour et il me comble de Joie. Celui qui se mange, offre-le à quelqu'un d'autre! Maintenant, l'Amour de Dieu me comble tellement que je ressens que je ne souhaite plus rien avaler de solide. La Lumière du Seigneur sera mon unique Nourriture!".

La mère de Laëtitia, là présente, s'épouvanta, puis questionna, en montrant toutes les victuailles entassées sur la table de fête familiale:
"Cela ne te fait-il donc pas envie?". Avec un radieux sourire Laëtitia répondit seulement: "La Vie me comble ... La Vie me comble...!".

Puis, tout à tour, tout le reste de la famille ouvrit, chacun et chacune, ses cadeaux. Il se révéla qu'en plus des autres cadeaux diversifiés qui étaient différents, ils avaient tous, en commun, le même cadeau: Un très beau cadre doré à placer, chacun, au-dessus de son lit ou de sa cheminée et qui servait d'écrin à la même photographie de Sylvain les regardant, avec un beau sourire, chacun et chacune, droit dans les yeux, avec, juste en dessous, comme légende, la déclaration:

"Je suis Sylvain, celui qui T'aime!
A aucun moment ne l'oublie jamais!
Regarde-moi dans les yeux et vois-y l'Amour!
Et si, d'aventure, à certains moments,
Tu as encore plus besoin d'Amour,
Alors, oui, appelle-moi!
Je serai toujours là
Pour Toi!"

Etait-ce que la neige du sapin avait soudain réussi, telle une pétillante vapeur, à se répandre jusque sur les visages des invités à la Fête? Il sembla à toute l'assistance, sur plus d'un visage, voir la lumière provenant de la bûche de Noël dans l'âtre, étinceler sur les gouttes de rosée nouvellement formées, juste au coin des yeux brillants...

 

 

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