Concert-Conférence d'Alfred grégoire à Caen, le 11 Mai 1979

Publié le : 18/02/2018 13:35:27
Catégories : La Vie Spirituelle Rss feed

 

COMPTE-RENDU DU CONCERT-CONFERENCE

d'Alfred GREGOIRE

Le 11 Mai 1979

à CAEN.


Impressions Musicales d'un auditeur

 

Le compte-rendu ci-dessous d'un concert (malheureusement non enregistré!) donné par Alfred Grégoire dans l'amphithéâtre Pierre Daure de la Faculté des Sciences de l'Université de Caen en 1979 donnera une petite idée de la manière avec laquelle Alfred Grégoire - qui ne vivait que pour cela! - était capable d'emporter son auditoire dans un Monde de Beauté, d'Idéal et de Pureté!

 

«Il était une fois...» un violoniste qui venait de Strasbourg..., un beau jour du mois de Mai (mois vénusien, s'il en fût, puisque c'est le cinquième, celui du Taureau, (signe vénusien de l'amour et de la musique) ... pour donner un concert ... en Normandie (province vénusienne, puisque régie par le signe des Poissons[1]).

Ces quelques mots suffiront amplement pour que revive, dans le for intérieur de tous ceux qui y assistèrent, une profonde expérience vécue.

Représentez-vous une soirée qui laisse une empreinte dans votre âme et sur votre esprit. Lorsque c'est ainsi imprimé il est logique de concevoir qu'il suffit - comme pour un livre que l'on rouvre à la bonne page - de replacer l'image devant soi pour retrouver, vivante, la même impression.

Lorsque l'esprit ne joue plus le premier rôle, l'art dégénère et devient un métier, mais, inversement, lorsqu'à travers la forme accomplie mise en œuvre par une exécution techniquement parfaite, le spirituel irradie puissamment au travers, alors c'est tout autre chose: l'artiste ne donne plus seulement ce qu'il fait mais aussi ce qu'il est. Il se donne par sa musique, il donne de son genre propre par son art, quel que soit cet art.

Et c'est ici que se produit la merveille: loin d'être seulement un moment dans votre vie, le concert continue... La musique se perpétue en vous, vous vous endormez avec elle, et vous vous réveillez avec elle; elle continue à vivre en vous, parce qu'elle fait alors partie de vous; elle est devenue votre bien propre. Parce que, même si vous n'êtes pas vous-même musicien, vous vous êtes associé(e) aux efforts du musicien pour accueillir spirituellement et transmettre. Dans mon cas cette impression d'être toujours {présent} à ce mémorable concert dura pas moins d'une bonne semaine après l'événement!

Alfred Grégoire était très en forme ce soir-là et il fut excellemment accompagné par la pianiste Laurence Tissot. Après avoir prononcé le texte «L'Inspiration, ce qu'en disent les grands compositeurs»[2], il annonça l'exécution préliminaire - hors programme - dans le but de «se chauffer» - des deux "gavottes" de Jean-Phiippe Rameau, extraites de son opéra: «Le Temple de la Gloire». Ces deux pièces, d'un raffinement exquis, sont bien l'œuvre d'un natif de la Balance[3].

Et puis ce fut la Sonate en sol majeur (pour violon & piano) opus 30 n°3 de Ludwig van Beethoven, brillante et majestueuse.

Suivit le ravissant «Andantino Sostenuto» de Wolfgang Amadeus Mozart, au sujet duquel le musicien confia ensuite que ce fut la première pièce qu'il eut l'honneur de jouer en présence de l'Auteur du Message.

Après quoi nous entendîmes l'extraordinairement chaleureuse Sonate en ré mineur opus 103 de Johannes Brahms. En écoutant cette œuvre, nous fûmes saisis de voir avec quelle intensité le violoniste vivait sa musique, les yeux fermés, tout le corps en mouvement, le visage tendu dans une concentration totale. C'est alors que me vint l'idée que le violon était pour le violoniste comme un organe supplémentaire, faisant partie de sa chair et de son sang. Le mot de "symbiose" reflète peut-être assez justement l'impression ressentie.

Le "clou" de la soirée fut peut-être la Sonate dite "Trille du Diable" de Giuseppe Tartini. Le premier mouvement est une véritable prière d'une ferveur recueillie, mais la prodigieuse exécution des trilles (battements rapides et ininterrompus sur deux notes voisines) «diaboliques» a quelque chose d'hallucinant ! Les ovations des auditeurs furent telles que Alfred Grégoire et Laurence Tissot furent «obligés» de venir jouer, en plus du programme prévu, la «Valse des Regrets» de Johannes Brahms. Quelle délicatesse...!

Les "regrets" ce furent les nôtres, lorsque, pour la dernière fois, ils disparurent derrière le rideau...[4]



[1] Vénus est en exaltation dans le Signe des Poissons.

[2] Exposé publié en deux parties dans les n°s 2 et 3 de la revue «Notre Chemin dans la Création».

[3] (Voir, à ce sujet, le «Tableau Musico-Astrologique» de Jean-Louis Vaucher-de-la-Croix, dans ce même numéro 6 de la revue «Notre Chemin dans la Création»).

[4] Compte-rendu (très légèrement retouché et complété) paru, en 1979, dans le n°6 de la revue «Notre Chemin dans la Création».

 

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